samedi 19 novembre 2011

Le rendez-vous

Un jour
Un destin

J’ai voyagé par devoir
Le plaisir m’a conduit

Le cœur plein d’assurance
La joie a atteint son comble

Cet endroit majestueux
Aux appels de prières magistrales

Offre un plaisir pas comme les autres
Un bonheur exprimé sur tous les visages,

Des regards suspendus au ciel,
Pour chacun un nouvel espoir est né

A la porte du pardon et du paradis

Qui parachève tout un rêve
Dans l’univers de tous les pèlerins

Adieu la Mecque
Au revoir Médine

Les yeux plein de larmes

Bienvenu El Hadji
C’était un jour
Un destin

Mouhamed Faouzou Deme

mercredi 26 octobre 2011

L'Afrique perdue

L'Afrique Pleure
Après un moment de récital
Et de profond recueillement

Peuples du continent noir
Homme du Sahel
Et de la forêt

Homme de la savane
Et du grand désert
Peuple d’Afrique

Fortifie ta culture
Ecoute ta musique
Ouvre une fenêtre

Elle est la voix
De nos ancêtres
Celle de nos coutumes
Des soirs de nos veillées

Vous griots
Mémoire orale
Témoins du passé
Gardien de l’héritage

De l’Afrique mère
Berceau de l’humanité
Restée incomprise

Dévêtue jour après jour
De son traditionnel costume
Par ses propres fils de

Col noir au recto
Et de col blanc au verso

Ils ont vendu ton âme
Ta dignité envolée
Tu redeviens le chiffon
De colons aux cols blancs

Oh griots !
Vous avez la parole
Vous devez parler


Mouhamed Faouzou Dème

coeur glacé chocolat

Cœur en Chocolat
Cela a commencé par un fil tendu
Entre deux êtres bien différents
Le hasard nous a surpris,
Tout émus, dans un contexte
Presque émouvant.

Une relation profondément amicale
Une certaine complicité dans cet échange
De phrases et de paroles idéales
En peu de temps, on se donnait le change

Elle, moins disponible que moi
Mais lors de nos rencontres épisodiques
Que d'éclats de rire et de jeux de mots
Nous passons du sérieux au comique

Et l'araignée continue à tisser sa toile
De nombreux fils d'or et d'argent
Et ce matin, j'ignore encore pourquoi
Mon cœur s'est mis à fondre
Et pourtant
je pensais "ne jamais vous le dire"
Je crois que mon cœur bat pour elle
Mais je ne veux plus souffrir
J'ordonne à cet Amour, l'oubli

Ne pas détruire une profonde Amitié
Pour un Amour, sans avenir
La garder près de moi, dans l'intimité
Cœur en chocolat,
Ne cherche pas à la séduire.

D'ici à Demain

Oh maitre de l’exception

Au moment ou se croisent
Les suppliques de tes serviteurs
Aux affluences de ta miséricorde
Coule à volonté ta bénédiction

Tu vois
Tu entends
Tu sais ce que je ne sais pas

A ta gloire et
Par ta volonté unique
Mon existence

Ma joie
Mes blessures

J’ai déjà entendu
Et j’ai compris

Ce cri de l’âme du silence
Accroché à sa foi et à sa peur

Que submergent les bruits
Qui rythment mon existence
Au quotidien différent

Ou Tes bienfaits s’assemblent
Face aux manœuvres d’Ibliss
Qui s’entassent sans se ressembler

Tu as vu pleurer mon cœur
Troublé mon âme sensible
Sans jamais me lâcher

Je sais
Tu es le Maitre

Fasse que chaque rayon du soleil
Depuis l’aurore au crépuscule

Soit

Miséricorde pour l’humanité

Ce jour
Comme tous les jours

Je suis suspendu
A Ta volonté

Mouhamed Faouzou Dème

dimanche 29 mars 2009

Souffle de souffrances

Souffrances au souffle franc
Oh ! Souffle franc plein d'espoir
De ton oreille attentive, discrète
A ta langue muette
Je m’adresse en silence
A ta souffrance que ressent
Mon âme souffrir en silence
Ce silence espoir désespoir
En toi réveil mes douleurs silence
L’expression muette d’une blessure
Décor d'un tableau de souffrances
Peint dans l’abstrait silence
Souffrant dans son corps immobile
Si gracieuse...
Si courageuse
L’émotion silence trahi ton visage
Reflet du secret silence terrifiant
Des jours sombres
Des nuits longues
Triomphant du lendemain
Etouffe ta voix silence
Je vois ta souffrance et
J'entends ce silence souffrant
Du secret de l’oreille attentive
A la langue muette…
Que de mérites mérités
Silence à prix d'or
Dors en silence
Je t'attends Ô réveil !

jeudi 15 janvier 2009

La main tendue au partage obscur

De l'océan...
Aux sources sans fin
Au soleil...
Ardant qui chauffe sans fin
La nuit...
Aux ventres creux sans fin
Mystères se cachent
Se dévoilent et se voilent
Misère se léve, s'élève et se propage
Insondables !
Les richesses du monde
Impénétrables !
Les règles égoïstes du partage
Ce partage obscur qui froisse
Empli mon cœur d'angoisse
Ne cherche pas loin tout pré
Debout accroupie dans un carré
coucher, errant dans la précarité
D'une souffrance sans fin
Ils tendent la main de la faim
Partout à l'avenue des champs de la faim
Au fin palais de la galette
Ces mains tendues recevant les miéttes
Attendent avec ma plume la fin de la faim
Qu'enfin s'arrête leur faim
Entre espoir, et desespoir
Promesse, galère et mise en scene
Dans la rue sans faim des citoyens politiques
A la rue poubelle des citoyens de la misère

mercredi 7 mai 2008

Quel nom à lui donner

La parole de l’âme
S’entend avec la raison
Dans l’harmonie céleste
Du corps et de l’esprit
Certains moments ont un goût
D’éternité retentissant
Rappel où avertissement !
Ils nous ramènent à LUI

De la main d’humain
À la patte de l’animal
Sur le bout de la langue
S’en est allé le bon sens

De la tête de cocher
Au coup de pattes de génie
Sur le bout de la langue
S’est imposé le respect
Du savoir et du lettré

Dans un mépris de l’autre
Il rivalise avec son destin
Sans trop savoir
De la mémoire du griot
A la plume du poète
Au talent du conteur

Qu’il reste cet animal bipède
Qui s’égare. Lui chassé
Du naturel revient au galop
Sans se demander qui il est
D’où il vient et où il va ?